Daniel Darc
Voix, présence, textes : Daniel Rozoum construit le personnage de Daniel Darc.
Sept morceaux, 32 minutes : le premier grand instantané discographique de Taxi Girl, au point de bascule entre punk, synthétiseurs, dandysme nocturne et nouvelle décennie.
Le gros plan, les couleurs saturées, le regard frontal et la typographie espacée donnent au disque une identité très construite. Dans STCD, la photographie de l’exemplaire physique reste le point d’entrée : le documentaire commence par le disque que l’on tient en main.


Taxi Girl se forme dans un Paris où la secousse punk ouvre un espace à une génération attirée par les synthétiseurs, l’artifice, la mode, la nuit et une culture musicale britannique. Mirwais décrira plus tard cette période comme un immédiat « après » des années 1970. Le groupe appartient à cette constellation française que l’on associera aux « jeunes gens modernes ».

Daniel Darc au chant, Mirwais à la guitare, Laurent Sinclair aux claviers, Stéphane Erard à la basse et Pierre Wolfsohn à la batterie composent la formation associée aux débuts de Taxi Girl.
Voix, présence, textes : Daniel Rozoum construit le personnage de Daniel Darc.
Guitares et composition. Il deviendra ensuite producteur, notamment de Madonna.
Claviers ; coauteur-compositeur de Cherchez le garçon sous son nom Laurent Biehler.
Basse dans la formation originelle.
Batterie. Sa mort par overdose à l’été 1981 marque brutalement l’histoire du groupe.

Sorti en 1980 chez Pathé Marconi EMI, Cherchez le garçon rassemble sept titres déjà apparus au fil des premiers EP et 45 tours. Plus qu’un album conçu d’un seul bloc, il fonctionne comme la photographie d’une ascension très rapide. Maxime Schmitt en assure la réalisation, Andy Scott l’ingénierie sonore.
3:26 environ
4:11
6:49
3:03
4:49
4:59
5:11
Daniel Darc et Laurent Sinclair signent le morceau. Sa mécanique repose sur une ligne de synthétiseur répétitive et une guitare rythmique. L’enregistrement commence fin août 1980 au studio de l’Aquarium à Paris. Le contraste est caractéristique : efficacité dansante en surface, froideur et distance dans l’écriture.
L’archive INA permet de retrouver le groupe sur la scène du Palace dans l’émission Chorus d’Antoine de Caunes. Le document replace immédiatement la chanson dans son environnement : club, télévision rock et Paris nocturne au tout début de 1981.
Une base encore rock, mais pensée avec une précision répétitive qui rapproche le groupe de la new wave.
Laurent Sinclair donne aux morceaux leur géométrie électronique.
Mirwais ne cherche pas le solo démonstratif : la guitare devient texture et tension.
Darc chante avec distance, fragilité et théâtralité, loin du modèle du chanteur rock classique.
Le groupe comprend très tôt que vêtements, photographie, graphisme et attitude font partie du projet. Les archives montrent une esthétique pensée comme un ensemble : silhouettes, noir, rouge, cuir, poses et décors nocturnes.



Premiers disques et Mannequin.
Cherchez le garçon installe Taxi Girl dans le paysage français.
Pierre Wolfsohn meurt d’une overdose pendant la période de succès du titre.
Seppuku pousse le groupe vers une voie plus expérimentale.
Mirwais et Daniel Darc se retrouvent pratiquement seuls à poursuivre l’aventure.
Fin de Taxi Girl.

« Avec Taxi Girl, on était hors cadre musicalement. »

Cherchez le garçon demeure le morceau le plus immédiatement identifié à Taxi Girl, mais le disque permet de comprendre un projet plus large : une tentative française de fabriquer une modernité pop à partir du punk, des machines, de la littérature, de la mode et de la nuit. Le parcours ultérieur de Daniel Darc et celui de Mirwais ont renforcé cette place historique.