Astérix et Cléopâtre
Tchernia collabore à l’adaptation de l’univers de Goscinny.

Un homme que la médecine condamne trop vite, une maison à Saint-Tropez et une famille qui découvre que spéculer sur la mort exige parfois beaucoup de patience.
L’affiche française place Louis Martinet au centre d’une fenêtre ouverte, cerné par ceux qui attendent sa disparition. L’affichiste est Jouineau-Bourduge ; l’exemplaire 120 × 160 documenté par Ciné-Songes est imprimé par Saint-Martin.

Louis Martinet, 59 ans, est déclaré condamné par son médecin Léon Galipeau. Sa maison de Saint-Tropez est vendue en viager à la famille Galipeau. Mais Martinet retrouve une santé insolente. Chaque année supplémentaire transforme la bonne affaire en supplice financier.
Pierre Tchernia et René Goscinny travaillent ensemble depuis plusieurs années, notamment autour d’Astérix et de Lucky Luke. Au début des années 1970, leur complicité débouche sur ce premier long métrage réalisé par Tchernia.
Tchernia collabore à l’adaptation de l’univers de Goscinny.
Tchernia et Goscinny développent ensemble Le Viager.
Le film est tourné notamment à Saint-Tropez, La Garde-Freinet, Paris et Billancourt.
Le film arrive en salles et rencontre un important succès public.
Le scénario transforme un contrat immobilier en moteur de comédie noire. Le temps devient l’adversaire des Galipeau : guerres, crises et décennies passent, Martinet reste là.
Chaque tentative et chaque pronostic sont démentis par la résistance de Martinet.
La famille finit par regarder une vie uniquement comme un obstacle financier.
Le récit traverse plusieurs décennies et détourne les événements historiques au profit de sa mécanique comique.
Michel Serrault fait de Martinet un personnage à la fois candide, increvable et involontairement dévastateur pour ses débirentiers. Le succès du film consolide la relation artistique entre Serrault et Tchernia, qui le retrouvera dans plusieurs réalisations.
Il vit, voyage, traverse les époques et semble rajeunir à mesure que les autres désespèrent.
Ils commencent par attendre raisonnablement, puis glissent vers l’obsession et les projets de meurtre.
La propriété de Martinet à Saint-Tropez est l’objet du désir initial. Le tournage utilise réellement la région, notamment Saint-Tropez et La Garde-Freinet. La Côte d’Azur apporte au film un décor lumineux qui contraste avec la noirceur croissante des intentions des Galipeau.
Martinet est supposé n’avoir que peu de temps à vivre.
Même le conflit mondial ne résout pas le problème des Galipeau.
La famille vieillit tandis que son supposé mourant poursuit son existence.
Le pari initial est devenu une saga familiale.
Figure majeure de la télévision française et grand cinéphile, Pierre Tchernia réalise ici son premier long métrage de cinéma. Il mêle comédie populaire, goût du récit, faux documents d’actualité et satire, avec une tonalité que l’INA décrit comme bon enfant, impertinente et nostalgique.
Direction de la photographie.
Compositeur et chef d’orchestre, compagnon régulier de la comédie française.
Chef décorateur.
Les costumes accompagnent le vieillissement des personnages et le passage des décennies.
Autour de Michel Serrault, Tchernia réunit Michel Galabru, Claude Brasseur, Rosy Varte, Odette Laure, Jean-Pierre Darras, Yves Robert, Jean Richard, Jean Carmet et un jeune Gérard Depardieu.
Le centre immobile de la catastrophe.
Le médecin dont le pronostic déclenche tout.
Une nouvelle génération prise dans l’obsession familiale.
Une apparition au début d’une immense carrière.
Les données disponibles placent Le Viager au-dessus de deux millions d’entrées françaises. JP Box-Office comptabilise 2 191 183 entrées cumulées. Le film installe durablement la collaboration Tchernia–Serrault.
Premier long métrage de Pierre Tchernia.
Tchernia et Goscinny poursuivent leur collaboration et retrouvent plusieurs comédiens du Viager.
Michel Serrault reste l’un des acteurs privilégiés du réalisateur.
Le film reste associé à son idée imparable : l’acheteur en viager confronté à un vendeur qui vit beaucoup plus longtemps que prévu.
Le Viager transforme une opération immobilière en fable sur l’avidité : plus les Galipeau attendent la mort de Martinet, plus leur propre vie se consume dans cette attente.Lecture éditoriale STCD Film