Goodbye to Berlin
Christopher Isherwood publie les récits berlinois qui inspireront indirectement les œuvres suivantes.

La narration est une projection de la révision documentaire STCD validée.
1 min 52 sDans le Berlin de la République de Weimar, le Kit Kat Club semble offrir un espace séparé du monde. Pourtant, dès les premières images, le cabaret devient un instrument d’observation : les corps, les regards et les numéros de scène reflètent une société traversée par la crise et la montée du national-socialisme.
Cabaret n’est pas l’adaptation directe d’un seul récit. Le film de Bob Fosse s’inscrit dans une chaîne littéraire et théâtrale qui relie les souvenirs berlinois de Christopher Isherwood à la mise en scène cinématographique de 1972.
Christopher Isherwood publie les récits berlinois qui inspireront indirectement les œuvres suivantes.
La pièce de John Van Druten transpose au théâtre l’univers d’Isherwood.
Joe Masteroff, John Kander et Fred Ebb créent Cabaret à Broadway, sous la direction de Harold Prince.
Jay Presson Allen signe le scénario d’une version qui modifie plusieurs personnages, situations et équilibres narratifs.
La bande musicale associe les chansons de John Kander et Fred Ebb à l’adaptation et à l’orchestration de Ralph Burns. Fosse concentre la plupart des numéros dans le Kit Kat Club : la musique ne suspend donc pas la réalité, elle la commente depuis un espace de spectacle.
« Willkommen », « Mein Herr », « Money, Money » et « Cabaret » appartiennent à l’univers de la représentation. Ils exposent les corps, le désir, l’argent et les artifices du divertissement.
Certains numéros donnent une forme musicale aux sentiments et aux conflits des personnages, au lieu de surgir comme des dialogues chantés dans la vie quotidienne.
« Tomorrow Belongs to Me » commence comme une chanson apparemment innocente avant de devenir un chant collectif nationaliste. La musique révèle alors la puissance de rassemblement d’une ferveur politique.
Le film transpose au cinéma une grammaire issue du théâtre et de la danse : gestes anguleux, postures cassées, accessoires prolongés par le corps et sensualité volontairement artificielle.
Le miroir déformant du club transforme les personnages en images fragmentées et renvoie le regard du public vers lui-même.
Les numéros sont construits par les cadres, les rapprochements et les ruptures de rythme ; ils ne sont pas de simples captations scéniques.
Les artistes regardent les spectateurs, tandis que le film montre les spectateurs en train de regarder. Le club devient une machine à produire et à contrôler les regards.
Les personnages de Cabaret vivent dans l’écart entre ce qu’ils montrent et ce qu’ils peuvent affronter. Le spectacle leur donne une liberté réelle, mais aussi une forme de dépendance au regard des autres.
Liza Minnelli fait de Sally une artiste américaine exubérante, vulnérable et toujours en représentation. Son personnage transforme la peur et la solitude en énergie scénique.
Joel Grey joue un maître de cérémonie à la fois provocateur, présentateur et symptôme d’une société qui convertit les tensions en plaisanteries.
Michael York incarne un écrivain britannique dont la relation avec Sally et Maximilian introduit le désir, l’incertitude et la question des normes sociales.
Leur intrigue relie la vie sentimentale à la persécution antisémite croissante et déplace le récit hors du seul espace du club.
À sa sortie, Cabaret reçoit un accueil critique très favorable et devient un succès commercial important. Sa reconnaissance institutionnelle installe durablement le film dans l’histoire du cinéma musical.
La presse américaine souligne notamment la performance de Liza Minnelli et la mise en scène de Bob Fosse.
Le film remporte notamment les prix du meilleur réalisateur pour Bob Fosse, de la meilleure actrice pour Liza Minnelli, du meilleur acteur dans un second rôle pour Joel Grey et de la musique d’adaptation pour Ralph Burns.
Cabaret est nommé pour le meilleur film, mais la récompense revient au Parrain de Francis Ford Coppola.
La Library of Congress inscrit le film au National Film Registry, confirmant son importance patrimoniale dans le cinéma américain.
Le visuel fourni est identifiable comme une jaquette Blu-ray : bandeau Blu-ray Disc, titre en grandes capitales, noms de Liza Minnelli, Michael York, Helmut Griem, Marisa Berenson et Joel Grey, ainsi que la mention des huit Academy Awards.
Images originales enregistrées avec le Job STCD.
